Le comité du Prix Nobel a décidé de punir George Bush en accordant ce prestigieux trophée à son successeur.

(NDLT : Dans ce clip, le journaliste ne comprend pas pourquoi ce prix a été attribué à Obama, il souligne que celui-ci est sûrement un grand président mais que ce prix doit être attribué pour récompenser les actions accomplies par son lauréat, d’où son choix portant sur Clinton et Bono, et pas sur un hypothétique potentiel... Si je puis me permettre, j’abonde)

C’est la seule conclusion qui me vienne à l’esprit après l’annonce du verdict qui nous laisse tous quelque peu songeurs, du Prix Nobel pour l’année 2009.

La haine envers Bush en Europe et il semble que la portée mondiale d’Obama depuis qu’il a investi le bureau ovale il y a à peine dix mois a déjà confirmé son statut mythique en Europe.

L’approbation générale de la politique d’Obama est garantie, son Prix Nobel ne l’est pas. Franchement où sont ses grandes réussites en matière de politique étrangère ?

Comparons Obama à l’ancien Président Bill Clinton dont l’initiative mondiale a enrayé la marée du sida en Afrique, a rassemblé des milliards pour lutter contre des maladies autrefois incurables et qui s’est consacré, en tant que Président, à résoudre le conflit du Moyen Orient - presque - et en Irlande du nord où il a joué un rôle inestimable dans le processus de paix.

Ou pensez à Bono le croisé mondial de l’Afrique qui, comme Clinton a récolter des centaines de millions pour la cause africaine et a donné l’énergie à des millions de jeunes pour qu’ils pensent au-delà d’eux-mêmes et rendent au monde.

Ces deux hommes auraient été des choix profonds et méritants pour le Prix Nobel.

Le mois dernier, j’ai interviewé l’ex-présidente de l’Irlande et présidente des Droits de l’Homme aux Nations Unies, Mary Robinson sur l’impact de Barack Obama depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Elle s’est immédiatement référé à son désormais célèbre discours au Caire au cours duquel il a touché le monde Musulman et a porté la branche d’olivier qui manquait sous la présidence de Bush.

Robinson avait voyagé dans cette zone durant la période correspondante à ses actions humanitaires et a été bien placé pour l’estimer.

Elle dit que ce discours a été transformateur et immédiat pour ce qui est de l’image de l’Amérique dans certains pays alors que sous Bush, elle n’avait jamais été aussi mauvaise.

Je me suis souvenu de cette conversation lorsque le comité du Prix Nobel a récompensé de sa plus haute distinction le Président Obama.

Je comprends d’où ils viennent - essentiellement il s’agit de balancer un coup de pied bien tardif dans l’entrejambe de l’ancien Président George Bush, je pense, mais c’est bien trop tôt.

Obama a été merveilleux pour ce qui est de la rhétorique mais c’est compréhensible, un peu juste pour ce qui est des actions, vu qu’il est entré en fonction depuis moins d’un an.

Au Moyen Orient, ça a été très dur, sans succès tangible en Afghanistan et au Pakistan les tambours de la guerre battent encore.

En Irak, un gouvernement civil instable a encore beaucoup à prouver.

Il se peut très bien que ce ne soit que dans quelques années qu’Obama aura apporté la paix et la stabilité dans ces pays déchirés par la guerre.

Reste que cette année le Prix Nobel a été attribué pour la rhétorique et non les résultats.

Bill Clinton et Bono ont raison d’être contrariés.